Sur les pas des lamas
Un voyage à 3 pendant 10 mois à la découverte de l'Amérique du Sud (Equateur, Pérou, Chili et Argentine) au fil des rencontres et des projets: culturels, alternatifs, d'agriculture biologique (Wwoof), de préservation de la biodiversité, d'éducation à l'environnement, de commerce équitable, d'écotourisme... avec un petit garçon de 20 mois !

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360

C’est le nombre de jours que nous avons passés la tête à l'envers !

C’est aussi un tour d’horizon que nous avons fait bien souvent au cours de ce voyage, parce que bien sûr il y a les paysages, bien sûr il y a les projets alternatifs, les lamas, les pélicans, etc.

360, c’est sans doute le nombre de mots avec lequel nous arrivons au bout d’un an à converser en espagnol !

Mais surtout, 360, c’est le nombre de personnes que nous avons rencontrées au fil de notre périple, si, si, c’est vrai, nous les avons comptées !

De l’humilité assumée des plus pauvres à l’opulence offerte des plus riches, un point commun les relie : la générosité avec laquelle ils nous ont accueillis dans leur vie. Et ça, c'est trop bon !!!

 

Beatriz, la réceptionniste préférée d’Ilam au Hichhikers hostel à Lima

 

       

 

Sylvia, qui nous a ouvert les portes de l’Amérique du Sud

 

Christine, François, Raphaël et Margot,

premiers compatriotes voyageurs rencontrés entre baby-foot et pisco-sour

 

          

 

Muriel et sa famille,

guides aventuriers ambassadeurs de l’archéologie péruvienne,

avec qui nous avons vécu de belles vacances ! et qui nous ont présenté à tant d’amis fabuleux

 

 

Tatitata, qui après 3 superbes semaines en Equateur en redemande

et revient nous voir en Uruguay

 

 

Ghisela, l’intrépide grande sœur équatorienne d’Ilam, et sa famille,

Paula, notre prof d’espagnol

et les gens de Pucara, Don Eladio et sa femme…

 

 

 

 

Germania et son clan, nos frères de El Rosal

 

 

Blanca, Helena et leurs familles,

rencontrées autour d’une noix de coco avant de passer 3 jours inoubliables à Perico

 

 

Camila, le premier amour d’Ilam rencontré à la Laguna Azul

 

 

Sesany, Amelia, Maria, Jesus-Edhy,

les courageuses éleveuses de cuyes de Huancayo,

Rosa, Victor, Rudy, Chana et Constant qui les accompagnent

 

 

 

Maru et Kiko, le plus doux des garagistes-cuisiniers du Pérou, difficiles à quitter aussi ces deux-là !

 

               

 

Rosa, Arturo et la mamita qui nous accueillent comme leurs propres enfants

 

Marie-Jo, Alain, Nicole et Roland, qui nous ont soutenu durant tout le voyage et nous ont fait la joie de nous rendre visite au Pérou

 

Carola et Pablo, les meilleurs hôtes et guides d’Arequipa

 

 

Séverine, Laurent, Angèle et Charles, c’est un long roman d’amitié qui commence !!!

 

 

Nathalie, Serge et leurs infatigables enfants voyageurs dans leur boite à sardines !

 

 

Marlies, Johan, Gill et Javi, nos potes hollandais rencontrés à Lima et retrouvés à Santiago

 

 

Les p’tits potes d’Ilam rencontrés dans des hôtels, des écoles, en chemin…

 

 

Patricia, notre hôtesse wwoof à Santiago

 

 

Virginie et Mickaël, avec qui nous partageons montagne et autres gourmandises

 

 

La famille Rivera-Pino, adorables chiliens rencontrés au bord d’un lac

 

 

Rosa et ses companieras qui nettoient la plage de Coihuin

 

 

Aurélie, Olivier, Anne-Laure et Julien, Alban et les M&M’s, nos compatriotes de voyage dans les fjords patagons

 

  

 

 

Emilie et Julien, les "parents" de Kombidou avec qui nous avons partagé une bonne glace !

 

 

Cecilia, Augusto et Jorge, chez qui nous avons posé Dodgi 3 nuits

 

 

Karine, Ronan, Héloïse et Gabin, dont les Trontins nous avaient tant parlé et que le hasard a mis sur notre route au beau milieu de la Caretera Austral

 

 

Roxane et Pierre, une rencontre trop courte sur la Caretera Austral. Aucun doute nous nous reverrons...

en Belgique ou ailleurs !

 

Charles et Florent, compatriotes autostoppeurs qui nous ont accompagnés au bout du monde

 

 

Isabelle et Francis, rencontrés au bord du Lago Traful et retrouvés à Montevideo... on ne s’en lasse pas !

 

 

Mako, Michel et son papa, adorables tout simplement !

 

 

Gaby et Jose, nos nouveaux amis urugayens

 

 

Et bien sûr Sonia et Ezequiel, les parrains de cœur argentins d'Ilam.

 

 

 

Bien entendu cet album manque de nombreuses photos oubliées dans le feu de l’action !

 

D’excellentes rencontres avec d’autres voyageurs et autochtones, Daniel et son koala avec qui nous avons exploré la Laguna Cuycocha, nos idoles les Cléobanjo, Patrick et ses bons conseils mécaniques, Olimpia, Cristian et leur adorable petite fille, Sarah et Silvio nos clowns préférés, un pompiste écolo, un chauffeur de taxi particulièrement serviable, une vieille dame prise en stop, des femmes qui tricotent dans la rue, des bières partagées sur un bord de rio ou une cancha de volley, des mamitas dans les marchés, des garagistes avec des gâteaux, toute une famille qui se cale dans un pick-up pour nous emmener à un superbe bivouac, des gérants d’auberge ou de camping et tous ceux qui nous ont renseigné dans la rue et avec lesquels la conversation s’est souvent prolongée…

 

Alors préparez-vous à recevoir une grosse décharge de tendresse à notre arrivée parce que nous sommes remplis de tout ce qu’ils nous ont offert !

 

 

Allez, une petite dernière pour la route…

 

 

Ezequiel nous a accompagné jusqu'à l'aéroport...

 

Et mercredi à 3h60, François nous a pris en photo en train de voler au-dessus des canaries ! Et si vous zoomez sur le petit avion rouge vous verrez Ilam faire coucou par le hublot !!!

 

 

A notre arrivée à Lyon, le duo de choc qui nous avait accompagnés le jour de notre départ était au rendez-vous ! On change pas une équipe qui gagne !!!

 

 

Chiche on recommence ?!!!

 

 

 



Publié à 19:52, le 3/06/2013 dans POINT FINAL, Villeurbanne
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Les feuilles mortes

 

Se ramassent à la pelle

Les souvenirs et les regrets aussi

Tu vois je n’ai pas oublié

La chanson que tu me chantais…

 

 

Alors que nous nous faisions une joie d’aller nous occuper du jardin et des animaux dans une ferme près de Buenos Aires, le fermier nous fait faut bon au dernier moment ! Nous retournons donc un peu dépités à notre désormais habituelle auberge de jeunesse et nous mettons en quête d’une autre opportunité. Ce contretemps nous permet de passer une inoubliable et désopilante soirée avec Silvio, mime colombien, et Sarah, apprentie clown française, qui embarquent Ilam dans un cercle sans fin de pitreries à nous décrocher la mâchoire !

 

MVI 8919 from stefetben on Vimeo.

 

 

Côté volontariat les choses se décantent un peu et Carolina et Stef, un couple Argentino-neerlandais, nous accueillent quelques jours dans leur maison posée au milieu des méandres de l’immense delta de Tigre près de Buenos Aires.

Au programme : ramassage des feuilles mortes et des noix de pécans, préparation de notre retour et un peu de détente, notamment grâce à Ariel, excellent masseur, qui nous offre ses délicieux services à un prix défiant toute concurrence ! Si un jour vous passez par Buenos Aires, contactez-le, vous ne le regretterez pas !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous visitons également l’école et les instits nous invitent à revenir jouer à la récré et faire du pain avec les enfants.

 

Nous partageons aussi les lieux avec Elizabeth et Steven, un couple d’américains de Pittsburgh et Thomas et Bjorn, un couple allemano-belge, au milieu de leur tour du monde. Nous apprécions leur compagnie, mais notre séjour touche à sa fin et le projet ici ne correspond pas entièrement à l’immersion rurale à laquelle nous aspirions après avoir vécu 3 semaines à Buenos Aires et Montevideo.

Par ailleurs, les opportunités de volontariat ne courent finalement pas les rues et la région de Buenos Aires, une fois visité la capitale, n’offre pas à cette saison tant de choix touristiques majeurs sans faire 20h de bus !

 

Finalement, sans Dodgi, nous sommes moins libres de nos mouvements et nous devons chaque fois nous adapter au nouvel environnement et aux personnes qui nous accueillent. Alors, tel le delta de Tigre parsemé d’îles, cette fin de voyage prend des airs de vieux patchwork décousu et nous ne savons plus par quel bout le prendre pour trouver le sens que nous avons pris l’habitude de donner à notre périple. Nous envisageons même un instant d’avancer la date de notre retour alors qu’il ne reste que 2 semaines !

 

Enfin la campagne !

 

Nous quittons Tigre (pas la peine de rester plus longtemps, y a même pas de tigre !) pour arriver à l'Ecovilla Gaia près de Navarro (on verra peut-être Roger Hanin wink !) à 120km à l’ouest de Buenos Aires, en pleine cambrousse.

 

 

   

Bienvenue dans le futur !


Le programme de notre dernière semaine s'annonce bien : Stef et Ilam font du pain, des pizzas et Ben ramasse des branches d’acacias pleines d'épines pour consolider les clôtures... Bref, on bosse à mi-temps et ça nous convient bien pour l'instant !


L’Ecovilla est une ancienne laiterie reconvertie depuis 25 ans en centre expérimental basé sur les principes de la permaculture pour tenter une forme de vie alternative, moins consommatrice et cherchant à atteindre l’autosuffisance.
En gros le projet de l’association consiste à cultiver des arbres fruitiers et des légumes en associant différentes espèces, notamment des espèces natives et autres plantes sauvages afin qu'elles "s'entraident". Une petite communauté est donc venue s'installer ici et a construit des habitations écologiques en terre et en chaume, installé des éoliennes, des panneaux solaires et des toilettes sèches. Les eaux usées sont filtrées (sable, argile et plantes y contribuent) et les déchets compostables sont réutilisés au maximum pour fertiliser les sols. Le tout est censé être lié à une écologie de l’esprit : vivre en harmonie avec soi-même et les autres…

 

Aujourd’hui une poignée d’associés vit en permanence sur le site : Gustavo, le « maitre des lieux » avec sa mère, sa femme et son fils de 10 ans, Alicia, la cuisinière, Walter, l’homme à tout faire et Osmar, l’adorable clown de service !

Tous participent à la vie de cette petite communauté et accueillent des volontaires comme nous, Mélina, de Buenos Aires ou encore Jennifer et Jean-Baptiste, deux jeunes bordelais au début de leur voyage…

 

 

 

 

 

 

Mauvaise pioche !

 

Malheureusement, Gustavo, obnubilé par son pessimisme quant à l’avenir de la planète et trop préoccupé par la viabilité de l’association, manque d’enthousiasme et de générosité au quotidien. Nous ne retrouvons pas dans ses actes les principes d’écologie de l’esprit présents dans son discours. Il n’est présent que lors des temps de travail et sa façon de diriger notre petite équipe ne nous convient pas. On s’en accommode grâce à l’agréable compagnie de nos collègues mais Jennifer et Jean-Baptiste ne restent pas car la répétition des tâches ingrates et solitaires 8h par jour les fatigue et ne leur laisse pas le loisir d’en apprendre plus sur la permaculture. Alicia quitte aussi les lieux pour aller s’occuper de son père malade… laissant Stef seule à la cuisine !

 

Ascètes à sept ?

 

Nous ne sommes plus que sept… le cœur n’y est plus et l’esprit communautaire en prend un coup ! Le mauvais temps s’en mêle et sans vent ni soleil les batteries ne sont plus assez chargées et le centre atteint les limites de son fonctionnement : on s’éclaire à la bougie et on chauffe l’eau au bois ! L’ambiance devient de plus en plus morne et nous ne sommes pas prêts à vivre en ascètes !!! Travailler ici manque surtout vraiment de plaisirs partagés et de bonne humeur. Nous sommes trop gourmands pour nous enterrer ici ! Nous sommes vraiment déçus car l’idée et le projet nous plaisent beaucoup mais la réalité ne correspond pas à ce que nous attendions. Nous hésitons à quitter les lieux à notre tour mais Osmar nous confirme que nous ne sommes pas les premiers à avoir ce sentiment !

 

Nous espérons à l’avenir vivre de nouvelles expériences communautaires cherchant à limiter leur impact sur l’environnement mais pour le moment nous décidons d’écourter notre séjour à Gaïa et retournons à Buenos Aires pour profiter librement de nos derniers jours sur ce continent. Pour célébrer cette excellente décision nous dégustons à la première terrasse venue un bon café (il n’y en a pas à Gaïa !) et dès notre arrivée à l’hôtel nous retrouvons le goût de la bière (l’alcool est interdit à Gaïa !) et nous dévorons un plat de tortellinis à la carbonara. Ça change de la cuisine végétarienne sans sel (chacun en rajoute plein dans son assiette à Gaïa, hahaha !!!)

 

 

Ilam profite de ce retour à la ville pour faire connaissance avec d'autres espèces emblématiques de la faune sud-américaine...

 

 

Tatitata aura bien sûr reconnu Zaki le zèbre !

 

 

Se perdre dans les forêts de buildings.

 

 

Manger sainement (sandwich aux saucisses, frites, etc.)

 

 

Et passer nos derniers jours avec nos amis Sonia et Ezequiel, avec qui nous assistons à un chouette concert.

Au programme : "prélude à l'après-midi d'un faune" de Debussy, "l'apprenti sorcier" de Dukas et "tableau d'une exposition" de Moussorgsky.

 

De quoi enchanter nos oreilles et mettre un ultime point d'orgue à ce superbe voyage ! C'est bon d'être entre de bonnes mains avant de nous atteler à notre nouvelle aventure : trouver du boulot, une maison, reprendre une vie sociale, culturelle, accompagner Ilam à l’école, etc. tout en essayant de garder la liberté à laquelle nous avons pris goût !

 

 

 



Publié à 22:30, le 1/06/2013 dans ARGENTINE, Buenos Aires
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Le goût du maté

 

 

En Uruguay, encore plus qu’en Argentine semble-t-il, Le maté est une institution ! Cette boisson est un symbole de partage. Une personne sert un peu d’eau chaude sur un gros paquet de feuilles hachées dans un petit pot appelé aussi maté. Chacun sirote à tour de rôle en aspirant avec une petite paille, la bombilla, qui filtre l’infusion. Et quand on en a assez on remercie et la dégustation continue sans nous.

 

Les sud-américains sont donc arrivés à un nouveau stade d’évolution de l’espèce humaine : ils ont un bras atrophié adapté pour porter le thermos et le maté assez près de la bouche pour pouvoir siroter en permanence tout en faisant autre chose avec l’autre main !!!

 


 

 

 

   

 

   

 

   

 

   

 

   

 

 

Nos amis Bruno et Marie venus en Patagonie avant nous, nous avaient fait découvrir le maté à leur retour mais le fait que sa consommation soit si répandue a quand même été une surprise.

 

Et elles ont jalonné notre périple, les surprises ! D’abord parce que nous avions plus ou moins prévu un parcours pour ces 10 mois d’itinérance mais le tracé a évolué au fil du temps et des découvertes. Ensuite parce que des rencontres fortuites nous ont incité à rester plus longtemps ici ou là. Du nord de l’Equateur au Sud du Chili en passant par le Pérou et l’Argentine notre cœur s’est rempli de la chaleur de nouveaux amis. Ce sont ces émotions que nous préférons dans le voyage et c’est sans doute ce qui va le plus nous manquer.

 

Avant de clore bientôt cette aventure nous savourons une dernière surprise : nous n’avions pas prévu d’aller en Uruguay, pays qui promet de belles découvertes si l’on en croit les voyageurs et uruguayens rencontrés jusqu’ici, et nous ne pensions pas profiter encore d’une délicieuse visite avant notre retour, celle d’Hélène, alias Tati Tata, la sœur de Stef avec qui nous avions vécu de si beaux moments déjà en Equateur.

 

La retrouver et l’embrasser c’est, l’espace d’un instant, comme serrer dans nos bras tous ceux qu’on aime à la fois !

 

 

 

Une semaine de vacances si loin de chez nous c’est une parenthèse unique. Le programme est simple : on explore, on rencontre et on partage des bonnes choses. C’est comme la « cérémonie » du maté !

 

 

 

 

  

 

Même pas peur... quoique !

 

  

 

 

 

On se demande parfois ce que les architectes ont dans la tête !

 

 

  

 

 

 

 

 

Un petit tour au Museo de Artes Visuales où nous découvrons la peinture de Barradas

 

  

 

Ilam et Hélène revisitent La Génèse de Yepes au Musée Torres Garcia.

Torres Garcia que nous retrouvons dans la rue !

 

 

Le musée du carnaval.

 

  

 

  

 

Spéciale dédicace aux alsaciens !

 

 

Un bon goûter avec nos nouveaux amis Jose y Gaby qui nous louent leur appartement douillet.

 

 

 

Nostalgiques du road trip on loue un super bolide pour partir à la découverte du far west urugayen...

 

 

 

  

 

En chemin nous recontrons les descendants de colons suisses !

 

 

 

En passant par Colonia...

 

   

 

 

 

 

Pas mal les vins uruguayens !

 

 

 

Nous découvrons la côte Est avec Jose et Gaby.

 

 

L'incroyable "Casa Pueblo" de l'artiste Carlos Paez Vilaro a Punta Ballena !

 

 

   

 

Les jongleurs du parc près de "chez nous" !

et les pédalos...

 

 

 

 

C'est fatiguant toutes ces aventures !!!

 

 

Et à Montevideo il n'y a pas que le mate mais aussi plein de Combis...

Spéciale dédicace à Julien et Emilie !

 

Qu’on aime ou pas le maté, il laisse toujours une légère amertume. Comme lors des aux revoir, on aimerait continuer encore mais chacun reprend sa route… et puis on se reverra bientôt !

 

En attendant nous allons terminer notre périple sud-américain dans une ferme au sud de Buenos-Aires où nous allons nous occuper des poules, des moutons et du jardin... Suite et fin au prochain épisode !

 

 

Chao Montevideo et hasta luego Tati Tata !!!

 

 

 

 



Publié à 06:41, le 15/05/2013 dans URUGUAY, Montevideo
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Sédentaires à Buenos Aires

 

Finie la vie de romanichelles en roulotte, maintenant nous voyageons en bus !

 

 

Un petit passage à « La Republica de los Ninos » avant de quitter Ezequiel et ses adorables molosses. La « Repu » a été offerte par Peron à Evita et symbolise l’engagement de Eva Peron pour les enfants.

 

 

Tiens, tiens... le Taj Mahal ! ça nous rappelle un autre voyage !!!

 

 

Ilam retiendra surtout que nous avons vu Manuelita, la tortue de la chanson de Maria Elena Walsh, l’équivalent argentin de la Anne Sylvestre de notre enfance !

 

 

Ezequiel et son ami-collègue Riccardo en train de faire semblant de travailler !

(Riccardo est tout de même l’un des interprètes du fameux « Ultimo tren a Tolosa »)

 

 

 

Fini aussi le confort des maisons spacieuses de nos nouveaux amis Ezequiel et Michel dans les quartiers résidentiels chics de la banlieue de Buenos Aires. Nous découvrons à présent l’agitation du centre de la capitale, installés dans une auberge de jeunesse un peu bric et broc où nous faisons connaissance avec des pensionnaires argentins, uruguayens, chiliens, colombiens et même français de passage ou qui font carrément partie des meubles.

 

 

Souvenir de notre 1ère auberge qui se révèle trop bruyante. Nous la quittons pour une autre plus calme dans le quartier de San Telmo, plus près du centre… et qui nous inspire un peu plus !

 

  

 

 

A nous les quartiers colorés piqués d’airs de Tango ! Hé oui, après avoir parcouru près de 30 000kms avec Dodgi nous arpentons en métro et à pied les rues de la capitale Argentine… pour de vrai !

 

 

Dans le métro, Mafalda jette sur le monde son regard cynique de petite argentine délurée :

« regarde, ça c’est le monde, tu vois ? Tu sais pourquoi il est beau ce monde ? Héhée ?

Parce que c’est une maquette ! L’original est un désastre ! »

 

 

 

Nous approchons la ville par le quartier de Puerto Madero, anciens docks réhabilités en quartiers d’immeubles chics, où les « Portenos », les habitants de Buenos Aires, se promènent le dimanche.

 

 

 

 

Le « Puente de la Mujer » dédié aux femmes en souvenir de celles qui se sont battues sous le régime militaire des années 70-80 pour essayer de retrouver leurs enfants « disparus »…

 

 

Notre nouveau quartier, San Telmo, nous enchante : ses concerts-surprises,

 

 

ses marchés remplis d’antiquités,

 

 

 

son musée des marionnettes où nous rencontrons une alsacienne ! (étiquetée « Holanda » !!!)

 

 

et où nous assistons à une version très argentine de la cigale et la fourmi où, quand la bise fut venue, la fourmi accepte en gage la guitare de la cigale contre 2 graines. Mais il y a l’inflation, les taux usuriers, la dette, etc. et finalement la cigale, après avoir été exploitée et lorsque la fourmi finit par broyer sa guitare, brise ses chaines et reprend sa liberté ! Le marionnettiste insiste sur la morale de l’histoire : « le travail de chacun à la même valeur quel qu’il soit ». Pas sûr que l’auditoire composé essentiellement d’enfants de 1 à 5 ans ait saisi toutes les subtilités de ce spectacle délicieusement idéaliste… quoique, certains auront peut-être reconnu l'Argentine déguisée en cigale et le FMI déguisé en fourmi !

 

 

 

Bandonéons sautillants

Expirants leurs souffles mélancoliques dans un sourire à l’envers

Tordus par des genoux experts

Archers glissants de longs traits chatouillant les tympans

Doigts bondissants sur les touches d’un piano comme une paire de talons hauts

Graves de la contrebasse en écho

Et des jambes interminables se dissimulant parfois sous un tissu léger

Puis réapparaissant, prêtes à suivre le tempo couronné d’une voix de velours

Faite pour chanter de tragiques histoires d’amours

 

Le Tango argentin est à la hauteur de sa légende. Une magnifique vibration coule dans l’âme de ceux qui l’interprètent et donne de merveilleux frissons à ceux qui l’écoutent.

 

Nos amis Pierre et Roxane rencontrés sur la Carretera Austral nous avaient parlé de « El Afronte », excellent groupe de Tango. Nous l’avons retrouvé dans une rue de San Telmo et nous les avons suivis pour une superbe soirée où nous avons essayé nos premiers pas de Tango. On va pour le moment se contenter de contempler ceux qui savent…

 

   

 

 

  

 

  

 

 

 

Mercredi 1er mai nous n’avons pas travaillé. Ha ! mais oui, vous avez raison, les jours précédents et suivants non plus !!! Mais comme nous sommes des voyageurs consciencieux, cette année nous avons séché la manif et poursuivi notre exploration de Buenos Aires. Et comme le zoo et le jardin botanique étaient fermés pour cause de journée internationale du travail, nous avons visité l’excellent Musée d’Art Latino-Américain, le MALBA.

 

 

Ilam s’intéresse peu aux œuvres néo-concrètes des artistes latino-américains du XXe !

Il préfère les photos montages des années 50 de Grete Stern !

 

 

 

 

 

Le « Fitotron » de l’artiste argentin Luis Fernando Benedit nous fait penser aux projets de jardinage de certains de nos amis… spéciale dédicace !

 

 

Quand on vous dit qu’aujourd’hui c’est la fête du travail !!!

Manifestacion (1934) de l’artiste argentin Antonio Berni

 

 

La visite du centre de la capitale ne nous ayant pas émus outre mesure - vous avez déjà visité une grande ville ? C’est plein de magasins, de monuments, de théâtres… nous n’en gardons que quelques clichés anecdotiques…

 

 

  

 

 

Devant les anciennes halles "Abasto", qui, avant de devenir un énorme centre commercial,

ont longtemps été à l'abandon... c'est là qu'ont été tournées certaines scènes de "Highlander"

Il ne peut en rester qu'un !!!

 

 

Tiens, Victor Hugo c’est rasé !

 

 

Merci Coca pour tes bons conseils ! ... et vive la bonne bouffe !

 

 

                                                                          "Manger en famille t'enseigne à écouter et à partager"

 

 

 

 

 

 

 

L’Argentine continue de régler ses comptes avec son douloureux passé,

les argentins cherchent toujours leurs "disparus"... et parfois trouvent

et essayent de réformer leur système judiciaire… apparemment y a du boulot !

 

 

 

Le Front de Gauche quant à lui n’hésite pas à s’afficher sur les poubelles !

 

   

 

 

 

Et un de ces jours nous irons manger une tarte flambée au bout de notre rue, en sirotant un petit Fernet (beurk !) à votre santé !!!

 

  

 

Ilam, lui, de tout ça, il s’en balance !

 

  

 

Et alors que nous sirotons une bonne « Patagonia – Amber Lager » à la terrasse d’un café, Ilam applaudit le musicien du bar : « Bravo, bravo le sarkophonisse !!! »… et oui, naître à l’ère du sarkoshow peut laisser des séquelles !

 

 

Nous arpentons aussi les rues colorées de La Boca, autre quartier historique de Buenos Aires.

 

 

 

 

 

 

Les œuvres contemporaines du musée du quartier, le PROA, sont tout aussi colorées !

 

 

 

Certaines inspirent particulièrement Ilam !

 

 

Et nous savons enfin qui se cache derrière le "chat-qui-dit-bonjour" !!!

 

 

 

Après toutes ces découvertes, rien ne vaut une bonne assiette de purée pour se requinquer !

 

 

Et pour clore cette virée à Buenos Aires, quelques pas dans le quartier tranquille de Palermo où Ilam monte sur son premier manège !!! Il a même attrapé le pompon !

 

 

 

 

La grande roue ce sera pour une autre fois !

 

 

 



Publié à 05:00, le 3/05/2013 dans ARGENTINE, Buenos Aires
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Des Andes à la Pampa…

 

…il n’y a qu’un pas, que nous tardons à franchir ! On pourrait presque dire que nous y allons à reculons tant nous cherchons à prolonger notre exploration des montagnes. Mais le temps n’y est plus. Il faut désormais avancer. Au début de notre voyage nous serions restés plus longtemps ici ou là. Profitant des sentiers. Bavardant avec chaque arbre. Caressant la corolle de chaque fleur. Nous aurions fait connaissance avec les habitants du coin. Mais nous ne sommes plus que de bref passage. A moins que nous soyons devenus de trop brefs passagers ?

 

Le temps n’y est plus et la météo non plus ! Quand on sort le bout du nez il fait gris souvent – quand il ne pleut pas ! Et puis il fait froid aussi… Bref, il est temps de quitter la montagne et de toute façon nous n’avons plus le choix, nous devrons être bientôt à Buenos Aires pour transmettre Dodgi à ses futurs occupants.

 

Mais comme nous ne nous résignons pas à rejoindre Buenos Aires par la Pampa et la côte Atlantique, nous poursuivons notre remontée vers le nord en longeant tant qu’on peut la cordillère qui a tissé la trame de ce voyage qui touche à sa fin. Bientôt nous n’aurons plus de maison et nous serons à pied ! Dodgi poursuivra son chemin sans nous. En attendant, nous continuons à nous remplir de montagnes, de lacs et de quelques pistes pour prolonger un peu encore l’aventure jusqu’au bout.

 

 

 

 

 

Nous sommes fans de l’écorce orange des Arrayanes

rencontrés dans le Parque Nacional Los Alerces,

en plus ils sont en fleur à cette saison !

 

 

 

 

 

 

 

Même pas peur du monstre au Lago Puelo !

 

 

 

Et pour fêter notre retour en Argentine : une bonne fondue à la Colonia Suiza !!!

suivie d’une dégustation de bières artisanales et de tartes aux framboises

(spéciale dédicace à François !)

 

 

 

 

 

 

Pour notre dernier bivouac montagnard nous bifurquons quand même sur une quarantaine de kilomètres de piste pour atteindre la pointe du Lago Traful. Nous rencontrons là Francis et Isabelle, deux "jubilados" amoureux de la vie dont la devise est "Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant" (Bernard le Bovier de Fontenelle). Ils ont tout vendu pour partir 3 ans (au moins !) avec leur camping-car. Joyeuse retraite en perspective pour ces deux-là qui ne s’ennuient pas… et nous non plus en leur compagnie ! Nous resterions bien mais…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir longtemps savouré l’intimité des montagnes nous retournons finalement à contrecœur mâchouiller l’épaisse solitude de la Pampa. Ennuyeuse à souhait. De nouveau les interminables kilomètres de lignes droites s’enchainent. Autant le Désert est riche, divers, coloré. Autant la Pampa est rêche, unie, terne. Rien ne vaut le toucher soyeux du sable sous les pieds ! Les épines de la Pampa ont tout à lui envier.

 

 

Et comme si la Pampa voulait vraiment se faire détester – à moins que ce ne soit pour tromper l’ennui ? alors que nous avons roulé sur des millions de cailloux depuis des mois, nous crevons à l’entrée d’une station-service à Piedra Aguila « la Pierre de l’Aigle », ça ne s’invente pas ! Heureusement la gomeria n’est pas loin, une rustine suffit à réparer le pneu et nous repartons rassurés.

 

Et pour nous réconcilier avec la Pampa nous séjournons dans le Parque Lihue Calel. Une oasis au milieu de cette terre désolée. Un original cortège naturel profite de l’eau conservée par un massif granitique plus vieux que les Andes pour pousser en toute tranquillité au nez et à la barbe de la Pampa ! Et en plus il fait beau et plus chaud… Les anciens ne s’y étaient pas trompés : ils avaient installé ici leurs campements de chasse dès la préhistoire et ont même peint quelques grottes !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant de regagner Buenos Aires, la Pampa nous montre d’autres visages plus doux et plus variés. Puis, à environ 500km de la capitale, le paysage s’agricolise, me rappelant étonnamment des retours de vacances sur la RN10 de mon enfance… nous ne serions pas étonnés de voir percer des flèches gothiques au milieu des champs de maïs ! Mais non, la ressemblance ne va pas jusque-là. De toute façon les platanes qui bordent les routes là-bas sont des eucalyptus ici et finalement les champs s’inondent, nous transportant dans le Ried ! Sauf que les busards et les aigrettes côtoient ici des ibis et pas des courlis ! On aperçoit malgré tout quelques cigognes en vol… et même des flamands roses ! La Pampa provoque-t-elle des hallucinations comme le Désert crée des mirages ?!!!

 

Enfin, après avoir quitté la montagne quelques 1500km plus tôt, nous arrivons à Buenos Aires. Michel, rencontré par l’intermédiaire du couchsurfing nous accueille dans sa maison et nous facilite la tâche pour assurer la révision et autres derniers préparatifs avant de céder Dodgi à Fred et Adrien.

 

 

 

Maria-José, Michel (le papa de Michel), Michel et sa fille Sofia

 

 

 

On se fait encore chouchouter...

 

 

Ça y est, Dodgi est parti !

« Je veux continuer le voyage avec Dodgi ! » nous répond Ilam quand nous le rattrapons alors qu’il retourne en courant vers la casa rodante lorsque nous la laissons à Fred et Adrien… Nous sommes désormais à pied ! La liberté que Dodgi nous a offert pendant 10 mois va nous manquer et on a beau s’y être préparés, on se sent tout bizarre de continuer sans lui.

 

 

Bon vent les amis !

 

 

Un dernier gros câlin à notre fidèle monture !

 

Pour nous consoler, Ezequiel et Sonia nous accueillent comme de vieux amis dans leur confortable maison et nous font découvrir La Plata, ville pleine de similitude avec Strasbourg !

 

 

Ezequiel, Sonia et Ilam devant la cathédrale... rose, comme à Strasbourg !

 

 

Le musée zoologique... vieux, comme à Strasbourg ! (avant rénovation !!!)

 

 

 

L'attraction principale du musée : un diplodocus de 25m et 15 tonnes

(3-4 fois plus lourd que Dodgi !!!)

 

 

Et enfin THE glyptodon, un tatou géant pesant environ 2 tonnes qui vivait en Argentine à la fin du pleistocène

en compagnie des mammouths, tigres à dents de sabre et autres rhinocéros laineux

(souvenez-vous, dans l'Age de Glace !).

 

 

 

Nous sommes donc en pleine transition, entre une fin de road trip et un début de foot trip ! ça sent la fin mais il nous restera bien encore quelques anecdotes à vous raconter avant de rentrer et nous avons hâte de vous retrouver pour les partager en direct avec vous qui êtes la seule raison valable de mettre fin à cette aventure !

 

 



Publié à 20:57, le 17/04/2013 dans ARGENTINE, Buenos Aires
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